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couverture de : Une mère éphémère
Contient :
? Il y a des familles où l'on transmet le plaisir d'apprendre. D'autres où c'est le pouvoir, la puissance et l'orgueil. Des familles d'argent, des familles de musées, des familles d'églises. Des familles, des croyances, des certitudes et des cultures. Et puis il y a des familles où l'on apprend à mourir. C'est aussi fort qu'autre chose, le désir de mourir, et cela se transmet très bien. ?. La mère de Mia avait tout pour être heureuse, comme le lui répète, le jour de l'enterrement, une parente qu'elle connaît à peine. Elle s'est pourtant suicidée. Comme elle, dans sa famille riche et respectable, Mia aurait dû connaître une enfance et une adolescence protégées. Pourtant, Mia est une survivante. Et il lui faudra des années pour mettre des mots sur ce qu'elle a vécu, pour comprendre que l'inceste imposé par son frère était un crime, et qu'elle n'en est aucunement responsable. La différence entre tant de témoignages, même poignants, et ce roman unique en son genre, c'est l'écriture. Pour dire l'indicible, Emma Marsantes s'invente une langue, crée ses propres mots, construit ses phrases avec précision pour faire entendre au lecteur comment, dans la suffocation et l'effroi, mais aussi parfois dans un rire libérateur, peut naître enfin la vérité. Car c'est bien à une naissance que l'on assiste ici : celle d'un écrivain.,
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Heureusement ce roman est court. Car tout y est noir et pourtant "elle avait tout pour être heureuse". Comme si le suicide avait une part d'hérédité? Oui l'écriture doit et peut être libératrice, mais combien d'auteurs (femme ou homme) se laissent aller à cet exercice, cela devient lourd , pénible, voire insupportable; c'est à vous , autres lecteurs de partager votre avis.
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